

La majorité des ateliers de mosaïque
actuels sont des lieux gérés par un seul artisan.
Les entreprises individuelles ne sont plus légions et offrent
la possibilité aux petits ateliers de se réunir le
temps d’une réalisation.
Dans l’ antiquité, le travail des mosaïstes était
autrement réparti que de nos jours.
Il y a tout d’abord le créateur, celui
dont l’inspiration fait œuvre de référence.
C’est lui qui va dessiner le carton et proposer les coloris
des matériaux. C’est le Pictor Imaginarius
et sa démarche s’arrête là pour 150 deniers
par jours
Pour la somme de 75 deniers la journée, la reproduction
du dessin, à partir du carton sur une paroi ou dans
le but de poser un pavement l’agrandissant à l’échelle
souhaitée, est du ressort du Pictor Parietarius.
Interviennent ensuite le Calcis Coctor
qui prépare la chaux qui servira
de liant de pose, et le Pavimentarius qui prépare
les différentes couches du sol en lequel la mosaïque
va être exécutée.
Puis interviennent le ou les tessellarius qui réalisent
les parties les plus simples de la mosaïque, ainsi
que les fonds qui vont l’accueillir.
Leur solde journalière est de 50 deniers chacun.
Ce n’est qu’en dernier lieu qu’intervient
le maître mosaïste , le musaearius
qui exécute les parties les plus représentatives de
l’ouvrage et qui laissera l’ « empreinte
» de son art pour 60 deniers par jour. Somme qu’un
forgeron ou un boulanger était à même de gagner
dans le même temps et qui leur permettait tout au plus l’achat
de deux poulets.
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