Ancien Orient :

Apparition de formes singulières de Tesselles en forme de cônes d’argile au sommet peint en rouge et noir.

Epoque Hellénistique, 282-133 av JC:

Petits cailloux de couleur claire sur fond sombre.
Une importante école se développe à Pergame, capitale du Royaumme hélléniste de Pergramme (Asie mineure).

3ème siècle av. JC :

Réapparition du « style sévère » : les arabesques et motifs floraux disparaissent. seconde moitié du 3èmè siècle, le dessin devient grossier et schématique.

2ème siècle av JC :

Les riches romains empruntent à l’Orient grec ; Construction de temples, de portiques et de basiliques incluant des mosaïques.
Caton l’ancien, formateur d’une culture gréco-romaine, y décrit les « asarato » exécutés entre 197 et159 av. JC , premières peintures murales qui donneront lieu à des représentation en mosaïque.

1er siècle av. JC :

La décor d’intérieur des lieus de culte et des maisons romaines (Temple de la Fortune de Préneste).
Beaucoup de représentations empruntées à la mythologie grec(Dionysos chevauchant un tigre ,etc..

1er siècle après JC :

Diffusion de la mosaïque ; Formes décoratives simples, prééminence de la bichromie blanche et noire.
La peinture dite du « quatrième style » sert de décors aux mosaïques architecturales. (Pline affirme que l’emploi de la mosaïque est introduite à Rome à l’époque de Sulla lorsqu’il revint d’Afrique en107 av. JC.)

2ème siècle après JC :

Généralisation de la mosaïque, notamment en Afrique à travers les
paysages Nilo Sahariens .
La Villa Adriana à Tivoli fait preuve du changement de goût survenu à l’époque d’Adrien où le floral l’emportait sur le géométrique.

3ème siècle après JC :

Mosaïques Africaines et Syriennes

4ème siècle après JC :

L’Empire Chrétien donne lieu à l’apparition des décors de mosaïques de ses premières églises (Ste Constance).

5 ème et 6 ème siècle :

L’empire Byzantin provoque la chute de Rome.
Les mosaïques de cette période montrent à quel point l’art byzantin s’est constitué à partir de la fusion d’apports gréco-romains, orientaux (perse,syrien,anatolien) et barbares.
Rencontre entre l’art Paléochrétien et le monde Byzantin.

Du 12ème au 14ème siècle :

La tradition mosaïstique reprend en Italie grâce à une large diffusion dans les pays du Bassin méditerranéen.
A Rome,la renaissance voit apparaître des ateliers comme celui des Cosmati, véritable dynastie de mosaïstes, sculpteurs et architectes.

13ème siècle :

Signe avant-coureurs de la Décadence de l’art Byzantin de la mosaïque.

1580 :

Fondation de la « Fabrique des Pierres Dures » à Florence.

1727 :

Constitution de « La Révérende Fabrique de St. Pierre » (Production de Mosaïques) puis dans un second temps de « L’école Pontificale du Vatican .

1752 :

Michel Lomonossov (poète et écrivain russe) fait importer de Rome à Saint-Pétersbourg une école de mosaïque.

1753 :

Ouverture d’un atelier à Palerme par le mosaïste Matthias Moretti à la demande de Charles de Bourbon

1753 :

Fondation d’un atelier parisien par le mosaïste romain Francesco Belloni

1765 :

Mort de M. Lomonossov .fermeture de l ‘école de mosaïque qui réouvrira à la fin du19ème

1803 :

Inauguration d’un atelier à Milan par le Prince Eugène Beauharnais.
Giacomo Raffaëlli,considéré comme l’inventeur des émaux filants, en prend la direction.

1804 :

L’atelier de F. Belloni à Paris, devient « l’Ecole Impériale de Mosaïque » puis la « Manufacture Royale des Mosaïques »

1811 :

Ouverture à Naples d’un atelier que dirige le romain Giovanni Batista Luchini jusqu’en 1814.

1824 :

Ferdinand IV appelle à Naples le romain Francesco de Poletti afin de rouvrir l’atelier, mais la mort du roi met un terme à ce projet

Moitié du 19ème siècle :

Ouverture d’un atelier de mosaïque au SouthKensington Muséum, en Angleterre,qui ne restera en activité que quelques année

1846 :

Création ,à Rome,par le Tsar Nicolas d’un atelier pour élèves russes sous la direction de Michel Angelo Barbieri

1847 :

Mort du mosaïste Francesco Belloni et fin des activités de la « Manufacture Royale des Mosaïques ».

1850 :

Transfert à Saint –Petersbourg de l’atelier de M. Barbieri.

1856 :

Ouverture à Murano de l’atelier d’Antonio Salviati

1876 :

Inauguration , à Paris , de « l’école Nationale de Mosaïque », à l’instigation de Garnier.
L’école est d’abord dirigée par Edouard Gerspach puis par Poggesi.

1880 :

Fin des activités de «l’Ecole Nationale de Mosaïque » de Paris.

1887 :

Ouverture d’un atelier à Venise par le mosaïste frioulan Gian Domenico Facchina qui en ouvrira un autre , à Paris ,l’année suivante.

Fin 19ème,début 20ème :

Diverses familles de mosaïstes frioulans fondent leurs ateliers à Copenhague, Londres,New York, Berlin, Vienne…

1917 :

Fermeture, à Saint- Pertersbourg, de l’atelier de Michel Angelo Barbieri

1925 :

Création d’un cours de Mosaïque à « l’Ecole des Beaux-arts » de Ravenne.
Au cours des années 20, « l’Ecole de Spilimbergo » verra le jours.

 

1952 :

Ouverture de « l’Ecole d’Art Italien » à Paris par Gino Severini

 

1962 :

Ricardo Licata fonde « l’Atelier de Mosaïque des Beaux- Arts » de Paris

 

1973 :

A l’ école Nationale des Beaux-arts de Paris, suite à une réforme gouvernementale ,
les sections informatique et audio-visuel remplaceront celles de la mosaïque.

 

Fin du 2ème millénaire

Cette fin du millénaire a su mêler des genres mosaïstiques différents de grande valeur au point de vu de la décoration ornementale, reliant la subtilité de l’artiste au savoir faire de l’artisan.

Odorico ,maître en la matière avec ses nombreuses réalisation (Maison bleue d’Angers,…..).

L’espagnol Gaudi qui fait encore s’émerveiller petits et grands.

Raymond Isidore,dit Picassiette,simple balayeur du cimetière de la ville de Chartres,sorte de « facteur cheval » de la mosaïque etc…

 

Mosaïstes au 21ème siècle.

C’est parce quelle est d’une texture et d’un mouvement naturel que la mosaïque nous touche. Notre regard est attiré autant que notre sentiment est atteint .
Aujourd’hui, tout le monde connaît , à l’opposé de la mosaïque, le carrelage. Plus froid d’apparence , d’une pose que l’on croît, à tort ,plus rapide et qui sied tout à fait à notre époque de stress et de virtuel.
L’ art de la mosaïque est fonctionnel et puisqu’il a su traverser les siècles c’est bien la meilleur preuve de sa pérennité .
Par le biais de l’art moderne on le retrouve à l’intérieur des habitations , décorant un bar américain, une salle de bains, ou un hammam ,et mettant en valeur l’évier d’une cuisine ou habillant l’entrée d’un appartement ou d’un résidence.

Des lieu très fréquentés par le public comme des allées d’immeubles le porte à l’extérieur.
On le retrouve fréquemment sur les ronds points de certaines de nos routes nationales . Notre savoir faire habille les points d’eau des parcs publics mettant ainsi en valeur le site d’un quartier, et certains magasins de renom choisissent de réaliser leur devanture ou enseigne d’une mosaïque contemporaine ou classique, voir de dalles décoratives. Quand ce n’est pas le sol tout entier qui agrémentent le passage des promeneurs.
Des monuments historiques comme les églises ou Basiliques nécessitent souvent de nombreuses rénovations et si la mosaïque habille, elle décor aussi.
Les mosaïques de chevalet, tableaux ornementaux de différentes tailles, permettent à l’artisan de se faire connaître, d’exposer ses créations et d’offrir à la clientèle intéressée des copies de mosaïques romaines ou Byzantines dans son salon.
Qu’importe le matériaux utilisé, la mosaïque est un savoir faire qui accepte toutes sortes de représentations, et ce grâce à ses nombreuses possibilités de pose. Elle sait se mettre en retrait et servir l’ensemble d’un décor dont on s’aperçoit que sans elle « un petit quelque chose manquerait »

 

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